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lundi 22 octobre 2018

Quand écrire sauve - #SuivreSesRêves


Cela fait des mois et des mois et des mois (etc.) que je me répète : « Tu dois écrire un texte sur ton site, le mettre à jour. » Et je ne le fais pas. Je repousse sans arrêt.

Ces derniers temps (depuis un bon moment, en fait !), sur Facebook et Twitter, je ne parle pas non plus de mon travail d’auteure. En revanche, je parle de la situation actuelle des auteurs en France, ou disons, pour être plus exacte, que je relaie la parole des autres écrivain(e)s qui se mobilisent et se battent à ce sujet, et ce, parce que je me sens directement concernée (c’est un sujet brûlant d’actualité – vous devez être au courant si vous aimez la littérature et que vous vous intéressez quelque peu au monde de l’édition et au travail des écrivains. Le hashtag #PayeTonAuteur, vous l’avez forcément vu passer ! ;-) ). Je partage également des causes qui me tiennent à cœur (écologie, condition des femmes, droits humains, autisme, pour n’en citer que quelques-uns).

Mais je ne dis rien de ce que je fais ni de ce que je vis (à part une ou deux petites anecdotes de mon quotidien de maman, de temps en temps). C’est un choix. Ma vie, c’est personnel, ça ne regarde que moi (même si je vais vous en parlez un petit peu, aujourd’hui, vous allez comprendre pourquoi). Et mon travail...




Mon travail, si je n’en parle pas, ce n’est pas qu’il ne se passe rien, au contraire (ainsi que je le faisais déjà remarquer sur ma page Facebook, il y a quelques temps). C’est juste que je suis concentrée sur mes projets et que je ne veux pas – pas encore ^_^ – communiquer à ce sujet. Je ne veux plus le faire, maintenant. Au lieu de m’exposer sur la place publique comme je le faisais avant, je préfère rester dans ma bulle et créer en demeurant isolée. Il ne faut pas m’en vouloir, j’ai besoin de ça.

J’ai pris une pause (bien que je n’aie pas vraiment choisi de la prendre !), ces dernières années (j’écris normalement beaucoup plus que ce que j’ai fait), une pause nécessaire, notamment parce que j’ai traversé des moments vraiment difficiles. Je ne l’ai jamais caché, mais tout le monde ne le sait peut-être pas ; alors voilà, je le dis : j’ai fait une dépression. Grave.
J’ai donné le change pendant des mois, en riant et plaisantant à l’extérieur, sur les salons du livre, au travail, avec mes ami(e)s… même en famille. Mais intérieurement, j’étais ravagée. Sans espoir. En train de mourir à petit feu. On m’a parlé de burn-out (et c’est vrai que j’étais épuisée), mais c’était plus général. Cela touchait toutes les sphères de ma vie, pas simplement le travail... et ça a été très violent.
Il se trouve que j’ai toujours eu besoin de l’écriture pour vivre heureuse, pour me sentir bien, pour m’exprimer, pour être équilibrée. Cela fait partie de moi depuis que je suis toute petite, c’est instinctif, c’est comme une respiration. Ne plus pouvoir écrire, tellement le désespoir et l’épuisement me rongeaient, ne laissant que le vide derrière eux, a été une souffrance terrible. Une de plus.
J’ai cru que je ne pourrais plus jamais écrire. Que j’étais nulle, minable, que je n’avais absolument aucun talent, qu’il était inutile de vouloir recommencer, que ça ne servirait à rien, que rien n’aboutirait jamais, que je ne pourrais jamais écrire quelque chose d’intelligent, de beau, de sensible, qui touche les gens, qui les émeuve, qui leur donne envie de vivre, de rêver, de voyager en ma compagnie (celle de mes personnages, plutôt). C’était pourtant ce à quoi j’aspirais, ce pour quoi j’avais toujours cru être faite. Tout mon être s’effondrait avec ce dernier pilier qui m’avait tenue jusqu’ici.


Le dernier roman que j’ai écrit avant de me rendre compte (plus ou moins) à quel point j’allais mal (en fait, je m’en rends beaucoup plus compte maintenant, a posteriori, alors que j’ai plus de recul sur toute cette période), a été écrit dans la douleur, le doute, l’angoisse. J’ai eu envie de tout abandonner, de ne pas rendre mon texte. Et d’aller m’enterrer chez moi pour mourir dans un coin.
Imaginez... Imaginez, comme le disait J.K. Rowling, l’absence totale d’espoir pour demain – et rien ne vient prendre la place de cette énergie nécessaire, l’espoir, vous laissant « en creux ». Imaginez ce vide qui vous ronge et vous ôte tout désir, toute envie, toute volonté.
Chaque soir, vous vous couchez avec l’envie que demain n’arrive jamais, parce que demain, à vos yeux, sera aussi pénible et inutile qu’aujourd’hui et qu’hier. Vous ne dormez pas de la nuit, et (comme me le disait une personne proche, il y a deux jours) vous ne savez pas si vous ne dormez pas parce que vous pensez (des pensées négatives, qui vous rongent comme l’acide) ou si vous pensez parce que vous ne dormez pas. En fait, c’est un cercle vicieux. Très vicieux.
Et le lendemain matin, vous vous levez, vous ne savez même pas comment, juste parce qu’il le faut, parce que vos enfants vous attendent, parce que vous n’avez pas le choix, parce que vous ne pouvez pas vous débiner, mais vous ignorez comment vous allez affronter cette journée. Chaque petite chose à faire vous paraît insurmontable. Tout prend des proportions énormes. Chaque jour, vous devez franchir des montagnes. Et vous ne savez pas par où commencer.
Vous angoissez (forcément !), vous vous méprisez, vous vous sentez encore plus minable. Si vous en êtes là, c’est sûrement votre faute, pensez-vous. Les autres personnes y arrivent bien, pourquoi pas vous ? Et vous êtes convaincue que les choses ne s’amélioreront jamais, parce que vous en êtes incapable. Vous ne croyez plus en rien, surtout pas en vous-même...
Vous savez que vous devez être forte, parce que tout le monde compte sur vous, et parce que si vous ne l’êtes pas, personne ne le sera à votre place, et personne ne fera ce que vous devez faire pour survivre, pour surnager, pour aider votre famille qui a besoin de vous. Mais vous n’y arrivez plus. Vous jetez vos rêves aux oubliettes, parce qu’ils vous paraissent maintenant inatteignables et qu’ils ne vous font plus que du mal, au lieu de vous donner l’énergie de poursuivre votre route. Vous êtes à fleur de peau, tout vous énerve, ou bien vous avez tout le temps envie de pleurer sans raison (mais vous n’êtes pas enceinte !). Cependant, vous vous forcez à ne pas pleurer, parce que vous savez que si vous commencez, vous ne pourrez plus vous arrêter. Vous essayez de vous « endurcir » et vous vous faites encore plus de mal.
Dois-je continuer encore longtemps ?


Je peux vous dire que c’est épuisant. C’est tuant – au sens propre. Au bout d’un moment, vous êtes vide. Totalement vide. Votre être intérieur s’est épuisé, il semble qu’il ne reste rien. Pourtant, en ce qui me concerne et malgré cette situation, je ne sais pas comment, j’ai continué à écrire (peu, mais même ce peu, c’était déjà un début), pour essayer de survivre, en dépit de tout, à ce qui se passait en moi. Survivre à toutes ces pensées néfastes qui me détruisaient. Mais c’était dur à l’excès. Chaque mot s’arrachait à moi avec la plus grande difficulté. Par moments, je n’y arrivais plus du tout.
J’ai fait des erreurs, durant cette période, je me suis égarée sur des chemins où je n’aurais jamais dû mettre le moindre orteil. J’étouffais. J’étais perdue et je me sentais abandonnée et méprisable. J’aurais voulu être quelqu’un d’autre, pour ne plus avoir à supporter la personne que j’étais. Mieux, j’aurais voulu m’effacer de ce monde. Disparaître. Le pire, c’est que comme j’étais mal, les vautours sont venus rôder autour de moi, m’enfonçant encore davantage dans mon mal-être, renforçant mes pensées négatives, abondant en ce sens, instillant encore plus de doute en moi, et dénigrant ce que je faisais tout en faisant semblant de me soutenir.


Heureusement, des choses m’ont retenue ici-bas, et surtout, des gens. D’abord, mes enfants, et mon mari. De rares vraies amies, aussi. Je sais tout ce que je leur dois, même si eux ne le savent pas complètement. La musique m’a également beaucoup aidée. Et, bien sûr, malgré les difficultés que j’éprouvais avec elle, l’écriture m’a, une nouvelle fois, sauvée.
J’ai pris des médicaments (qui sont comme des béquilles psychologiques pour pouvoir ensuite recommencer à marcher toute seule), et puis, j’ai arrêté d’en prendre. J’ai aussi fait des choix. Beaucoup. Et des choix importants. Certains semblent plus faciles que d’autres, comme le choix de ne plus fréquenter les personnes toxiques. Ou le choix de me déconnecter d’Internet et des réseaux sociaux en grande partie, pour ne plus me prendre en pleine face toute la misère du monde (regardez les infos : c’est déprimant, ça démotive totalement) ni sa méchanceté (cancans et compagnie).
D’autres ont été un peu plus difficiles : le choix de ne plus me laisser dicter ma conduite par les autres, de ne plus faire les choses simplement pour plaire à d’autres, mais de les faire parce qu’elles me semblent justes, qu’elles me correspondent. Ça a l’air simple, dit comme ça, mais ça ne l’est pas. Savoir dire non, c’est dur.
D’autres, enfin, ont carrément été… comment dire… « délicats ». Le choix de ne plus travailler dans les conditions dans lesquelles je le faisais et qui ne me convenaient pas (et le terme est faible), et ce, en dépit d’une situation financière difficile (à l’époque) et des charges importantes à assumer. Le choix d’éduquer mes enfants à mon idée, selon leurs besoins, et non selon les diktats de l’école (qui ne fait que « formater » et est incapable de prendre en compte les spécificités de chacun, puisqu’au contraire, elle a pour rôle de les effacer et de mettre tout le monde dans le même moule) et de la société. Le choix de leur proposer, par mon exemple, un mode de vie où être « différent » est possible et épanouissant (même si c’est relativement mal vu par la société ; mais, hé, qu’est-ce qui compte : être mal vu ou être heureux ?), au lieu d’être restreignant et handicapant.
Des choix difficiles,donc, et un peu effrayants – effrayants surtout pour les autres, pour ceux qui m’ont suivie dans cette grande aventure, car pour moi, au contraire, c’était très clair : c’était ça ou j’allais mourir. La spirale infernale allait reprendre. C’était hors de question.


Malgré toutes ces décisions, revenir à la vie a été un processus lent et difficile. Je ne dis pas que c’est terminé, d’ailleurs, que tout va très bien, que je ne rechuterai pas. C’est vrai que je me sens beaucoup mieux, comme allégée du gros fardeau de souffrance qui pesait sur moi ; c’est vrai que je peux maintenant me dire heureuse, régulièrement, sans me mentir à moi-même. C’est énorme, vous n’imaginez pas.
Mais il y a toujours des moments difficiles. Les problèmes du quotidien sont toujours là, le regard des autres aussi (même si je n’en tiens plus compte). La société essaye toujours de me recadrer, de me ramener dans « le bon chemin » (je n’ai toujours pas compris en quoi c’était le bon, d’ailleurs – j’ironise ? Non... Du tout ! :-p ), de me remettre dans le moule. Mais je résiste. Nous résistons (je ne suis pas seule, je le sais maintenant).
Je suis consciente, cependant, du fait que les pensées néfastes peuvent ressurgir. N’importe quand, et pour n’importe quelle raison apparemment futile et ridicule, juste parce que ça résonne en moi et que, dès lors, ça peut tout balayer sur son passage. Je ne suis pas faible, pourtant, au contraire. Je suis plus solide que jamais. Et je me bats tous les jours. Pour moi, pour ma famille, pour un avenir meilleur. Mais je ne suis pas à l’abri de tomber, encore. Ce n’est pas grave, je me relèverai. Encore.


Une amie, une personne que j’aime beaucoup mais que je vois – hélas – rarement, m’a fait la remarque que j’avais besoin de vivre selon mon cœur. N’est-ce pas une magnifique formulation ? Vivre selon son cœur. :-) Tout le monde en a besoin, pour être heureux, vraiment heureux. Mais on n’éprouve pas tous ce besoin avec la même puissance. Parfois, et même souvent, les gens se contentent de ce qu’ils ont, sans essayer de progresser, sans tenter de trouver leur vrai chemin, leur propre vocation, poursuivant la même routine et le même boulot inintéressant, soupirant après autre chose et se consolant dans du superficiel, du matériel.
Je comprends ça, c’est tellement dur de trouver le vrai « soi », de suivre ses rêves, ses aspirations profondes. De se battre pour ses rêves dans un monde qui ne tient pas particulièrement à ce que vous réussissiez. De continuer en passant par-dessus les échecs (nombreux) et en faisant fi des gens « de bon conseil » qui vous disent de remettre les pieds sur terre et d’abandonner vos idées loufoques. Je comprends ce choix, le fait de baisser les bras, de se laisser mettre dans le moule, de devenir « comme les autres » ; j’ai failli le faire, d’autant plus facilement qu’on ne nous apprend pas à nous écouter, à suivre nos désirs, nos rêves, nos besoins. Au contraire, on souhaite plutôt nous en empêcher. Parce que les gens qui s’écoutent, qui savent ce qu’ils veulent et où ils veulent aller, ces gens-là sont libres. On ne peut pas les manipuler. Ils sont donc dangereux. Dès lors, on va essayer de les écarter de cette voie, on va leur dire que ce qu’ils font est égoïste et honteux, en plus d’être irréalisable, qu’ils vont à leur perte, et toute leur famille avec eux.(Ça sent le vécu ? Hum… :-p )
Cette même amie, dont je viens de vous parler, m’a confié ceci (et je cite, parce que ça rejoint totalement ce que je vous écris aujourd’hui) : « On ne nous apprend pas à faire ça. À nous écouter, à prendre en compte nos propres envies, nos propres besoins. On ne nous apprend pas non plus à être bienveillants envers nous-mêmes. Un peu comme si c’était honteux ou sale de le faire. L’avantage dans ma situation, c’est que je suis consciente de ça, aujourd’hui, mon regard a changé. J’ai compris aussi que ce n’était pas uniquement moi le problème (j’ai ma part de responsabilité, mais je la connais), mais bien la société qui est défaillante et qui nous entraîne à l’être autant qu’elle. Le formatage de masse fait ses preuves. »


En ce qui me concerne, je ne veux pas être formatée. Et je ne veux pas arriver à la fin de mes jours pour me dire que je suis passée à côté de ma vie, que je l’ai gâchée, que j’aurais pu faire autre chose, ou mieux. J’ai comme un sentiment d’urgence et je sais qu’il n’est plus temps pour moi d’attendre un monde meilleur. Je ne peux plus attendre que mes rêves se réalisent tout seuls (de toute façon, ça ne fonctionne pas comme ça ! Et le monde ne change pas tout seul non plus). Alors, je fonce. Je fais ce que j’ai à faire, je fais ce que j’aime, je fais ce en quoi je crois, je fais ce qui me semble juste, sain, ce qui me rend heureuse et rend ma famille heureuse. Le reste n’a plus aucune importance en regard de ça.
Alors voilà, aujourd’hui que j’écris à nouveau, que j’écris avec plaisir (et acharnement), que j’éprouve une telle sensation de délivrance rien que dans le fait d’avoir pu m’y remettre, je savoure ce bonheur en solitaire, égoïstement. J’en savoure chaque seconde. Je savoure chaque mot que je dépose sur une page. C’est une renaissance. Et j’ai besoin de le faire seule, pour mieux renaître à moi-même, à mon art, à mon travail. J’ai de nouvelles priorités, par rapport à « avant » – i.e. avant ma dépression. Elles ne concordent pas forcément avec ce qu’on attend de moi. Mais ça m’est égal. Ce sont mes choix, et j’assume. Si les autres ne sont pas contents, c’est leur problème, pas le mien.
Du coup, vous allez entendre parler encore pendant un moment de tout plein de choses qui n’ont rien à voir avec mon travail d’écrivaine. Vous n’allez pas savoir avant encore un bon moment ce sur quoi j’écris… et ce site ne va pas souvent être mis à jour (je vous conseille donc de me rejoindre sur Facebook, ce sera plus simple ^_^ ). Vous allez peut-être vous dire, à un moment donné, que j’ai laissé tomber, que vous ne lirez plus jamais un roman de Sklaerenn Baron (si vous en avez déjà lu, ah, ah !). En un sens, c’est vrai. Parce que je ne suis plus tout à fait la même qu’avant, et que je n’écris plus tout à fait les mêmes choses, ni de la même façon. Mais je suis toujours là. Et un jour, je reviendrai avec de nouveaux livres. Bientôt. ;-) Ils seront tout beaux, tout neufs, et sentiront bon le sable chaud (ou pas). J’espère que, vous aussi, vous serez là.

Pour finir, retenez surtout ceci : soyez « égoïstes », écoutez-vous, suivez vos rêves. <3 <3 <3


PS Je ne sais pas de qui sont les images que j'ai utilisées pour illustrer mon texte. Si jamais vous remarquez ici votre travail ou que vous connaissez l'auteur de ces œuvres, n'hésitez pas à me contacter et je mettrai tous les noms nécessaires. :-)

mardi 30 mai 2017

Une autre vie, tome 2 : La voie des âmes

Bonjour à tous !

Comme je vous l'avais annoncé en mars, le tome 2 d'"Une autre vie" va bientôt paraître aux Editions Rebelle.
J'ai donc le grand plaisir aujourd'hui de partager avec vous le visuel de couverture de ce deuxième (et dernier ^^) tome, intitulé "La voie des âmes". Il a été réalisé par Karen M.



Alors, il vous plaît ? :)

Voici maintenant le résumé officiel de "La voie des âmes", tel qu'il apparaîtra en quatrième de couverture :

"Je m’appelle Lilwenn, j’ai trente ans, un mari que j’adore… et, depuis l’été dernier, des pensées et des rêves inavouables qui concernent un autre homme. Un très jeune homme, pour être précise ; un fils de Lord anglais avec qui je n’ai rien en commun. Pourtant, lorsque je le retrouve par le biais de mon travail, je suis bien obligée d’admettre le lien puissant qui existe entre nous. Un lien qui va bien au-delà de tout ce que je pensais…"

"Une autre vie" est une romance contemporaine, mâtinée de surnaturel, puisqu'il est question, par exemple, de wicca, mais aussi - et surtout - de vies antérieures. Dans ce tome 2, nous verrons s'épanouir la relation entre Lilwenn et Angel, initiée dans le tome 1. Mais ce ne sera pas sans difficulté, surtout que Lilwenn est mariée.
De plus, le dernier obstacle à leur idylle ne sera pas des moindres... Je vous laisse émettre toutes les hypothèses que vous voudrez à ce sujet. ;) Leur amour sera-t-il le plus fort ? La réponse tout bientôt. :)

Que vous dire de plus ? Allez, une dernière petite info : tandis que le tome 1, "Le jeune Lord", se déroule sur seulement quelques semaines, l'action du tome 2 s'étale sur environ deux ans. De ce fait, "La voie des âmes" est nettement plus long que le tome précédent. J'espère qu'il vous fera plaisir de le lire.

A bientôt pour d'autres nouvelles !

jeudi 23 mars 2017

Petites nouvelles en ce début de printemps

Bonjour à tous !

Après deux mois de silence (et d'écriture intensive !), je reviens vers vous pour quelques petites nouvelles, et des bonnes !

Tout d'abord, j'ai le plaisir de vous annoncer que les deux romans que j'ai écrits à partir des contes de Mestr Tom, dans le cadre des Voyages en Orobolan, reparaissent  chez l'éditeur L'Ivre-Book. Il s'agit de Lune Bleue et du Secret de l'Ancien, dont je vous présente les nouvelles couvertures ci-dessous. L'illustration pour Lune Bleue a été réalisée par Calcines et celle pour Le secret de l'Ancien par Manu Civiello, un bel artiste dont je vous invite à rejoindre la page sur Facebook.


Pour marquer ce changement, une nouvelle page, "Les vampires d'Orobolan", viendra remplacer les deux pages existantes actuelles sur Facebook, ce qui sera plus simple. 

 Et puis, une bonne nouvelle ne venant jamais seule, en voici une seconde : le point final a été posé au tome 2 d'Une autre vie et le manuscrit envoyé chez mon éditrice de Rebelle Éditions ! :) Pour rappel, voici la couverture du tome 1. ;)


En attendant de découvrir la couverture du tome 2 (d'ici quelques temps, pas tout de suite), et si vous êtes un peu curieux, un extrait de ce nouveau roman vous ferait-il plaisir ? Si oui, manifestez-vous, likez la page Facebook (lien ci-contre), partagez ! ;) Merci !

En attendant, pour lire un extrait du tome 1, voici le lien : http://www.rebelleeditions.co/une-autre-vie (en arrivant sur la page, cliquez sur le bouton "extrait", en dessous de l'image de couverture).

A bientôt ! :)

mercredi 25 janvier 2017

Meilleurs voeux !

Bonjour à tous !

Comme vous n'êtes pas tous sur Facebook, je me permets de partager ici les voeux que j'ai postés il y a quelques jours, parce que, vous aussi, vous le méritez bien. ;)

(Source image : photo-paysage.com)

Bonjour (bonsoir, bonne nuit ?) tout le monde ! Je sais, on est déjà le 20... mais on est toujours en janvier ! ;-)
C'est pourquoi je viens vous souhaiter à tous une très belle année 2017, en espérant qu'elle vous apporte le meilleur (après les dernières années qu'on a eues, un peu de répit ferait du bien !). Il paraît que c'est une année de renouveau (une publicité d'une numérologue me l'a affirmé ce matin, c'est que ça doit être vrai ! :-p ), alors croyons-y. Croyons en le renouveau, croyons en nos rêves et nos idéaux, croyons en un monde meilleur. Cela ne peut pas faire de mal, surtout par les temps qui courent. :-)
Je vous souhaite donc de tout coeur de vous créer de beaux souvenirs en 2017, de faire de belles rencontres, de profiter de ceux que vous aimez, de réaliser au moins un projet qui vous tient à coeur, de goûter chaque petit bonheur quotidien et d'être heureux, aimé, en paix et en bonne santé.
2017 sera aussi ce que nous en ferons, alors comme disait Winston Churchill, "agissez comme s'il était impossible d'échouer".
Amitiés. <3
A bientôt !
SB. 

Ci-dessous, petit message que je trouvais inspirant et que j'avais envie de partager. <3 

(Source : helenesf.fr.)

Mon plan pour 2017. :) 

(Source : Confidentielles.com)
Ce plan va passer par beaucoup de changements dans ma vie privée et professionnelle, si tout se passe bien. Mais surtout, il va passer par beaucoup d'écriture (j'ai été en manque pendant trop longtemps, pour des raisons diverses et variées et toutes personnelles que je n'expliquerai donc pas ici ^^)... et donc par des publications ! :) Bonne nouvelle, non ?
Je ne peux pas dire tout ce qu'il en sera, mais je peux d'ores et déjà vous annoncer pour cet été la suite d'une série déjà entamée... et que vous attendez avec (plus ou moins de) patience. Oui, parce que vous êtes des lecteurs géniaux et très compréhensifs envers l'humble écrivain que je suis. Si quelqu'un se sent visé (n'est-ce pas, Miss ? ;) ), c'est normal et cela n'a rien d'une simple coïncidence. (It's a private joke <3 ).

Et vous, quel est votre plan pour 2017 ?

A bientôt !
Skla.

jeudi 24 novembre 2016

Extrait 3 de "Le contrebandier" ("Le Lys Pourpre" tome 1)

À l'occasion de la sortie du premier tome du "Lys Pourpre", en mars 2015, j'avais partagé cet extrait sur Facebook, en accord avec mon éditrice. Il était temps que je le partage ici aussi !

Dans ce tome, nous faisons donc connaissance avec Alix de la Chaussée d'Arville, issue d'une vieille famille de la noblesse de Savoie. La voici qui se rend au bal, pour son entrée officielle dans le monde...


Source : ici.
Extrait 3 de "Le contrebandier" ("Le Lys Pourpre" tome 1)
par Sklaerenn Baron (copyright)


— Mademoiselle ? Pourrais-je avoir l’insigne honneur de me voir accorder cette valse ?

Il avait une voix incroyable : une voix grave, chaude et modulée, presque… envoûtante. Une voix qui glissait sur elle comme une caresse.

Surprise, elle ne sut d’abord que répondre, mais quand il la déshabilla du regard avec insolence, la colère la gagna et elle comprit qu’elle devait refuser. Cependant, il avait déjà profité de son trouble pour lui prendre la main. Elle se rendit compte qu’il avait la peau douce et chaude, et aussitôt, elle sentit un frisson la parcourir. Réaction purement physique et totalement insensée !

— Avec plaisir… s’entendit-elle répondre, troublée par ce simple contact qui la rendait toute chose.

À sa grande honte, l’homme perçut ce petit frémissement animal et il le regarda, ravi, se propager sur la peau délicate de la jeune fille. Il devait lui-même s’avouer que l’effleurement de cette petite main dans la sienne le remuait étrangement. Il l’avait saisie de façon franche et ferme, comme pour une poignée de main entre égaux, et il vit que la jeune fille appréciait ce geste, malgré tout.

C’était un loup, comprit soudain Alix, à son costume gris et au grand masque qui dissimulait la totalité de son visage, en dehors de la bouche et du menton. Cela expliquait son invitation. Le plus curieux était qu’en dépit de son costume relativement austère, il était impossible de ne pas éprouver la séduction qui émanait de lui. Des mèches brunes encadraient son visage, et, sous son masque, se dévoilaient seulement de beaux yeux bleus, intenses et chaleureux. En une fraction de seconde, ce regard happa la jeune fille. Elle eut le sentiment qu’elle s’y noyait, tandis qu’un vide enflait brutalement au creux de son ventre.

J’ai déjà vu ce regard, songea-t-elle brièvement. Peut-être le frère d’une des filles du pensionnat.

Alors, toute volonté annihilée, elle se laissa entraîner. Sur la piste, l’homme l’attira contre lui, et elle se raidit imperceptiblement, cherchant à recouvrer son sang-froid.

— Allons, murmura l’inconnu, détendez-vous ! Je ne vais pas vous manger.

— Et comment le saurais-je ? ironisa-t-elle dans un sourire. Vous êtes le loup.

— C’est vrai, rétorqua-t-il avec amusement. J’ai hésité entre le costume du loup et celui du chat botté, mais j’ai finalement opté pour le loup, parce que je trouvais cela beaucoup plus amusant. Et je dois dire que j’ai énormément de chance de rencontrer un aussi joli Chaperon Rouge.

Alix, surprise d’un tel discours, se demanda ce qui se cachait derrière cette arrogance et cette impertinence. Y avait-il un être généreux derrière le monstre, comme dans les contes de fées ? Ou n’était-il qu’un séducteur superficiel et effronté ?

Tome 2 de Ryan Blake : texte à trous... sans trou.


Il y a plusieurs mois, sur Facebook, j'avais lancé un petit jeu avec un texte à trous, ayant pour thème le tome 2 de la série Ryan Blake, et que les lecteurs pouvaient remplir à leur guise, soit en choisissant dans une liste de mots (s'ils voulaient tenter de deviner la réponse), soit en mettant exactement ce qui leur passait par la tête, histoire de délirer un bon coup. Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager à votre tour ce petit texte.
 
Khali (NB : interprétée par une de mes lectrices ; il s'agissait d'un personnage personnalisable exclusif) est la première                        que rencontre                          au cours de son existence. Jeune femme brune, pleine de rêves et d'énergie, pétrie d'idéal, indépendante et cependant bien entourée par                         , elle croise d'abord la route de                       , alors qu'elle combat un groupe de                     (dirigés par                          ).                     l'emmène à sa suite, pour poursuivre la lutte en                     , où elle retrouve                          , alors                    . Au début,                    ne s'entend pas bien avec cette                            qui flirte aussi avec                                       et assène des « vérités » parfois difficiles à admettre, sur                          ,                            et autres... Eh oui, nous sommes au                  , et                          est encore                        . Khali va avoir un grand rôle à jouer, et nous la retrouverons face à des personnages rapidement évoqués dans le tome 1 qui trouveront dans ce tome tout l’espace pour s’exprimer.

 
Mots manquants (dans le désordre) : Theyla (2 fois) - Ryan Blake (4 fois) - l'Immortel - Chasseresse(s) - Angleterre - l'Eglise - Moyen-Âge - sa famille - l’(les) être(s) surnaturel(s) - vampire(s) - blessé(e)(s) - guerrier(s)(ère)(s) - humain(e)(s) - la magie


Source : inconnue.

Ok, ça ne vous dit pas tellement de participer aujourd'hui, c'est trop tard et je comprends. :-) Voici donc le résultat. Pourquoi, me direz-vous, puisque le jeu est terminé et que tout le monde s'en tape ? Eh bien, parce qu'il apporte quelques révélations sur Les Ailes du Péché et que ça peut éventuellement intéresser une ou deux personnes. ;-)

Khali est la première Chasseresse que rencontre Ryan Blake au cours de sa longue existence. Jeune femme brune, pleine de rêves et d'énergie, pétrie d'idéal, indépendante et cependant bien entourée par sa famille, elle rencontre d'abord Theyla, alors qu'elle combat un groupe de vampires (dirigés par l'Immortel). Theyla l'emmène ensuite avec elle, pour poursuivre la lutte en Angleterre, où elle retrouve Ryan, alors blessé. Au début, Ryan ne s'entend pas bien avec cette guerrière qui flirte aussi avec la magie et assène des « vérités » qu'il a du mal à admettre, sur les êtres surnaturels, l'Eglise et autres... Eh oui, nous sommes au Moyen-Âge, et Ryan est encore humain. Khali va avoir un grand rôle à jouer, et nous la retrouverons face à des personnages rapidement évoqués dans le tome 1 qui trouveront dans ce tome tout l’espace pour s’exprimer.

Au plaisir de vous en dire plus... ASAP ! ;-)

Souvenirs, souvenirs : quelques articles du temps passé

Eh oui ! Tout le monde ne le sait pas, mais avant de publier mes premiers romans, j'étais journaliste. Pour le plaisir, et dans un élan de nostalgie, voici quelques souvenirs de cette époque révolue (mais... qui sait ? Elle pourrait revenir !).





mardi 12 mars 2013

Extraits des livres à venir !


Bonjour à tous !

Suite à un petit jeu sur facebook, j'y avais publié quelques extraits des manuscrits sur lesquels je travaillais (et travaille toujours). Aujourd'hui, pour ceux qui ne sont pas sur ce réseau, je les partage avec vous. N'hésitez pas à laisser vos commentaires et vos avis, ils sont toujours bienvenus. :)



Extrait de "Les Origines du Mal" (tome 2 de Ryan Blake) :
« Et merde ! » lâcha-t-elle.
Voilà qu’elle devenait vulgaire. Cela ne lui ressemblait pas. Pas de doute ! Ce fichu humain grossier et impertinent déteignait sur elle. Mais il n’avait pas le droit ! C’était à elle de déteindre sur lui, de l’adoucir, de le calmer, de le guérir, pas à lui de la pervertir !
En cet instant, elle regrettait presque que son Créateur l’eût faite libre. Libre de choisir. Libre d’hésiter, de basculer à tout instant. Libre de choisir le bien ou le mal. Si elle n’avait pas eu cette liberté, si elle n’avait jamais été capable d’éprouver la tentation, tout aurait été beaucoup plus simple.
Mais aujourd’hui, tout était compliqué. Et avec ces maudits vampires dans les parages, ça n’allait pas s’arranger. Décidément, tout allait de travers dans ce monde. Mais qu’était-elle donc venue faire dans cette galère ? Il fallait au moins qu’elle essaye de se débarrasser des vampires. Un problème après l’autre.


Extrait de "Les Ailes du péché" (tome 3 de Ryan Blake) :
« Arrête de le dénigrer. Vous êtes tellement proches l’un de l’autre que ça devient ridicule.
– Quoi ? Moi et ce… ce… Ce chat de gouttière ? Proches ?
– Comment peux-tu parler ainsi de celui qui, dans ton entourage, se rapproche le plus de ton meilleur ami ?
– Parce que c’est un chaton inoffensif. Nous n’avons rien en commun. »
Theyla se mit à rire.
« C’est ça, dit-elle. Et moi, je suis la Reine d'Angleterre. »
Blake grogna.
« Tu l’as vu en action, tu sais ce qu’il vaut et tu l’apprécies, reprit-elle. Et quand vous n’êtes pas en train de vous disputer à cause de moi, vous êtes tout le temps fourrés ensemble. »



Autre roman, dont je tais encore le titre :
Nerveuse, Katarina accéléra encore le pas. Elle courait vraiment, maintenant. Allons ! Il suffisait de devancer Philippe, d’aller plus vite que lui, de se rendre à Calais, ou à Cherbourg peut-être, et de prendre un ferry. Ce n’était pas compliqué. Elle avait juste assez d’argent. Et même si elle était contrôlée et arrêtée, au moins ne serait-elle plus entre les pattes de Philippe. La taule était préférable à la mort.
C’était peut-être ça, la solution, d’ailleurs ! Se rendre dans un commissariat, tout leur raconter, se mettre sous leur protection… Mais Katarina n’était pas du genre à cafter. Et puis, la protection des flics, elle s’en méfiait ! Elle ne les appréciait guère, de toute façon, car ils lui menaient la vie dure, eux aussi. Il valait mieux essayer de s’en sortir seule.
Et si elle piquait une voiture ? Elle irait plus vite, et elle serait au chaud, au moins… L’idée l’avait à peine effleurée qu’elle songea qu’elle ne savait pas comment désamorcer ces fichues alarmes qui hurlaient dans la nuit comme des bêtes de guerre. Bien dommage… Presque tout le monde savait faire ça aujourd’hui, mais pas elle.



Recueil de nouvelles :
« Ça alors, fit le collègue de R. d'un ton enthousiaste. Tu vas assister à un miracle, mon gars, et ça arrive rarement, crois-moi. »
R. le regarda avec des yeux grands comme des soucoupes. Ecœuré.
« Un miracle ? répéta-t-il. T’es vraiment malade, toi, faut te faire soigner. C’est dégueu, oui ! Et puis, ça serait pas illégal aussi, par hasard ? ajouta-t-il avec mordant. Ça ne s’appellerait pas une profanation de sépulture ?
- Laisse faire, je te dis… »
Exaspéré, R. décida de laisser tomber.
« Vous êtes tous complètement tarés dans ce cimetière ! Je me casse, je vais changer de boulot. »

Merci de m'avoir lue et à bientôt ! :)

mercredi 6 mars 2013

Participation à l'enquête de Sylvain Johnson, au sujet du mythe de l'écrivain torturé

Le mythe de l’écrivain torturé se poursuit – Sklaerenn Baron et la nécessité d’écrire - Par Sylvain Johnson 

Sylvain Johnson, autre auteur du collectif des Fossoyeurs de Rêves, vient de terminer une enquête sur le thème de l’écrivain torturé en questionnant ses collègues et en réalisant une série de portraits... après s'être interrogé lui-même sur le sujet (est-il un écrivain torturé, comme on lui en a fait la remarque ?). Mon tour est venu après celui de Romain Billot (le marginal), John Steelwood (et ses démons) et Gaëlle Dupille (et l'équilibre), pour conclure le sujet, en quelque sorte. C'est donc avec grand plaisir que je me suis prêtée au jeu des questions-réponses  de Sylvain. L'occasion pour moi de réfléchir à mon statut et de confier certains de  mes plus sombres secrets (suis-je, moi aussi, un écrivain torturé, alors ?????).
Voici donc l’article de Sylvain dans son intégralité (exception faite de ma biographie !). Les autres interviews réalisés dans le cadre de cette enquête sont également disponibles sur le site wordpress de notre Fossoyeur québécois.

"Je poursuis ma découverte des écrivains torturés avec Sklaerenn Baron.
Auteure prolifique – même dans ses réponses !


Les Questions et les réponses : 

Vous considérez-vous comme un écrivain torturé?

Pas vraiment. À une époque, oui, un peu, lorsque je vivais des coups durs, que j’étais vraiment très mal dans ma peau et que je prenais tout trop à cœur. J’étais à fleur de peau. Néanmoins, même si j’étais torturée (d’une certaine façon) et que j’avais besoin d’évacuer cela dans des écrits (qui sont restés dans mes tiroirs, et tant mieux!), je n’ai jamais versé dans le mythe de l’écrivain maudit, qui consomme des substances illicites et vit en marge de la société! De même, je ne me suis jamais sentie exclue ou incomprise (bon, sauf à l’adolescence, mais quel adolescent ne s’est pas senti incompris?) et à vrai dire, du moment que les gens importants pour moi m’acceptent comme je suis et m’aiment pour ce que je suis, peu m’importe le regard des autres sur moi. Et je n’ai aucune pulsion autodestructrice, j’aime trop la vie!
D’ailleurs, globalement, je suis plutôt quelqu’un de positif et je n’aime pas trop me morfondre. Évoquer sans cesse le négatif me détruit et je me suis rendu compte qu’en fait, cela m’empêche d’écrire correctement. Je préfère rêver, m’évader. L’écriture est un moyen pour y parvenir. C’est un moyen de refaire le monde, de changer ce qui m’énerve. Cela ne veut pas dire que mes livres sont tout roses, loin de là. Mais j’aime chercher la lumière dans les ténèbres, et je pense que mes écrits reflètent cela.


Ceci dit, si par écrivain torturé, tu entends un écrivain obsédé par l’écriture, qui y pense tout le temps, qui a en permanence une partie de son être dans la vie réelle et l’autre dans l’imaginaire, alors j’en fais partie, sans conteste. Écrire est un besoin. Je dois écrire tous les jours, peu importe quoi. Mais écrire. C’est aussi important que de respirer et j’y pense tout le temps (une part de moi y pense tout le temps). Une journée sans écrire est une journée perdue, une journée où je me sens mal, parce que je n’ai pas eu ma dose d’oxygène. C’est pourquoi je te rejoins parfaitement, Sylvain, quand tu dis qu’écrire est un des grands plaisirs de la vie et que même si tu n’étais jamais publié, tu continuerais à écrire. C’est la même chose pour moi. C’est même plus qu’un plaisir, c’est une nécessité. 

Décrivez vos états d’âme versus la production littéraire du moment – est-ce qu’il y a une relation entre ces deux éléments ?

Pas nécessairement, en ce sens que je peux parler de choses très noires, violentes, alors que dans ma vie, tout va bien. Quelque part, c’est même plus facile lorsque tout va bien, parce que lorsque tout va mal, ça aurait plus tendance à me bloquer pour écrire… mais pas obligatoirement non plus! Même au fond du trou, je peux parvenir à rédiger de petits textes. En revanche, dans ces cas-là, il ne faut pas me demander d’écrire quelque chose de gai, de rose, de sautillant! Cela m’est carrément impossible.
Donc oui, il y a une relation, surtout quand ça va mal, mais pas toujours. 

Que faites-vous quand vous êtes incapable d’écrire ?

Je n’insiste pas. Je sors me balader en pleine nature ou je me plonge dans une de mes séries télé préférées et je regarde des DVD en buvant du thé bien chaud. Avant, j’insistais, je m’installais pour écrire et je désespérais de ne rien voir sortir. Disons, rien de constructif, parce qu’il y avait toujours quelque chose qui sortait, mais cela ne me satisfaisait pas, et au final, je me suis aperçue que cela générait une telle frustration que ça me détruisait. Maintenant, je sais qu’il ne faut pas aller contre le courant. Il y a des jours pour écrire et d’autres non, et je ne décide pas vraiment. Si je sens que je ne vais pas pouvoir avancer dans l’histoire sur laquelle je travaille, j’en prends une autre, ou alors j’écris autre chose, un haïku, une chanson, trois lignes de réflexion, n’importe quoi. Puis quand plus rien ne vient, je vais me détendre, comme je le disais. Normalement, ensuite, ça va mieux.
Par contre, si on aborde la question sous un autre angle, non pas celui où je suis moi-même incapable d’écrire parce que je manque d’inspiration, mais celui où un événement extérieur, une obligation, un travail ou autre m’empêche d’écrire, là, c’est différent. Je le vis mal, parce que j’ai vraiment besoin d’écrire pour vivre. 

Qu’est-ce qui vous frustre le plus quand vous êtes incapable d’écrire ?

Quand je manque d’inspiration ? Le fait que j’arrive encore à être atteinte par la négativité extérieure (j’ai envie de dire le négativisme, par référence au nihilisme), le mal que font les gens autour de moi. C’est comme un cancer, ça me ronge, même si ce n’est pas nécessairement dirigé contre moi, d’ailleurs. Et c’est généralement ça qui me bloque et bloque ma créativité. C’est tuant. Je voudrais ne plus être touchée par tout ça, mais je n’y arrive pas.
Mais, une fois encore, si on aborde la question d’un autre point de vue et que je suis empêchée d’écrire pour une question « pratique » ou « matérielle » (manque de temps, ordinateur en panne, obligation de faire autre chose), je suis furieuse. Et en général, je ne peux pas m’empêcher d’écrire et de prendre des notes quand même, sur de petits bouts de papier, pour ne pas perdre les idées qui me viennent. J’ai plein de notes partout, en permanence. Parfois, je me demande comment je fais pour m’y retrouver, mais je m’y retrouve ! 

Comment vous en sortez-vous?

 Je vais m’en tenir à la question de l’inspiration. Comment je m’en sors? En me changeant les idées, comme je disais, et en me recentrant sur les choses positives, ma famille surtout. Je reprends des forces auprès de ceux que j’aime. 

Pourquoi écrivez-vous?

Parce que ça m’est indispensable. Passer une journée sans écrire, c’est comme oublier de respirer. Je ne suis pas bien. À la réflexion, cela veut peut-être dire que je suis dingue, en fait. Quel être humain normalement constitué a BESOIN d’écrire tous les jours? Ou alors, ça veut dire que j’étais faite pour ça. Allez savoir… 

Que pensez-vous de l’image classique de l’écrivain alcoolique, à moitié fou, excentrique?

Oui, c’est l’image de l’écrivain romantique du XIXe siècle, une époque où l’on pensait qu’on ne pouvait pas parvenir à trouver l’inspiration autrement qu’en utilisant certaines méthodes, alcool, drogue… Le mythe de l’écrivain maudit. Regardons Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Maupassant… et d’autres! Cela leur correspond, effectivement. Si on s’y fie, d’un point de vue extérieur, on est obligé de se dire que les écrivains sont tous de grands malades! Fort heureusement, je pense que la réalité est autre. Tous les écrivains n’en arrivent pas là ! 

Avez-vous des commentaires pertinents sur le sujet de l’écrivain troublé?

J’imagine que certaines personnes ont besoin de s’épancher dans l’écriture pour évacuer des tensions intérieures, des malaises… L’écriture agit alors comme une thérapie et leur permet d’avoir une vie à peu près normale, au lieu de devenir, je ne sais pas, des tueurs en série par exemple, des délinquants, ou au lieu de se suicider. C’est d’ailleurs une méthode qui est parfois utilisée avec certaines personnes en psychothérapie. Mais beaucoup d’autres gens écrivent juste parce qu’ils en ont envie ou qu’ils en ressentent le besoin, sans pour autant être complètement désaxés. Heureusement !


Une écrivaine au goût de vivre contagieux. Elle a un point de vue très constructif et positif et comme elle le dit si bien, elle aime chercher la lumière dans les ténèbres. Elle est un exemple parfait d’évolution et d’adaptation à son statut d’écrivain. Ses propos respirent la santé mentale et un équilibre bien en place. Écrire est une nécessité, il faut y penser à tout moment, on doit y penser à tout moment. C’est inévitable. Jusqu’ici tous les écrivains questionnés ont répondu dans le même sens.
La torture à laquelle ces écrivains font aujourd’hui face est mineure, que ce soit un mal de tête, les enfants qui se sont réveillés trop tôt et hurlent à tue-tête, un besoin de prendre de l’air frais. On est loin des poètes maudits qui n’écrivent qu’en état d’ivresse, au gouffre d’une morte imminente. C’est donc une torture contrôlée et moderne.
Ce qui ressort de ses réponses est vraiment cette force qui la pousse à écrire, qui l’incite à créer des mondes extraordinaires et des personnages merveilleux.
Le reste, elle le dit si bien dans ses propres mots…" (Sylvain Johnson)

Merci, Sylvain, pour cette enquête très intéressante, et merci pour tes commentaires. *Sklaerenn*

Numéro 4 de l'Imaginarius, avec ebook téléchargeable - ce n'est pas un chouette bonus ?

Bonjour à tous,

Cela fait un moment que je n'ai pas fait de mise à jour sur mon blog et je vous demande de bien vouloir m'en excuser, mais il se trouve que j'ai été particulièrement prise, que ce soit à la fin de l'année 2012 (novembre et décembre, avec deux salons, à Val-Joly et à crèches-sur-Saône) ou en ce début d'année 2013 (janvier et février, avec beaucoup de travail et déjà un premier salon, celui de Zone Franche).Quatre mois, donc, que j'ai l'impression de ne pas toucher le sol. Mais je ne me plains pas, j'ai avancé dans plusieurs projets et j'en suis ravie.

Pour mon retour, je ne vais pas vous souhaiter une bonne année (à cette date, ce serait ridicule ! M'enfin, j'espère quand même qu'elle a bien démarré pour vous !), mais je viens quand même avec une bonne nouvelle, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore (hem, doivent plus être très nombreux, ceux-là, vu que ça date de janvier...).


La bonne nouvelle, c'est qu'un numéro 4 de l'Imaginarius est sorti (en janvier 2013, donc), et ce avec une nouvelle formule ! En effet, pour un plus grand confort de lecture, vous pouvez désormais retrouver tous les numéros du magazine en format PDF et, comme toujours, en téléchargement gratuit.

Ce numéro 4 (oui, oui, le 4 ; j'avais annoncé la sortie du 3 sur le blog des Fossoyeurs, ici : http://lesfossoyeursdereves.blogspot.fr/2012/10/limaginarius-le-petit-journal-du.html ; j'ai complètement oublié de le refaire sur ce blog...) est presque entièrement consacré à l’actualité, projets et interviews des auteurs du collectif Les Fossoyeurs de Rêves, dont votre servante (je vous mets l'interview ci-dessous, hé, hé ! ^^), mais vous y retrouverez aussi la rubrique cinéma, le monde fantastique de la BD et des arts visuels (avec l'interview de Fleurine Rétoré), ainsi que les enquêtes de l’Imaginarius.

Et pour télécharger tout cela, il suffit de cliquer ici !


En bonus, comme je le disais dans le titre de ce message, un hors-série (le deuxième du genre) vous est proposé en téléchargement gratuit, un ebook ayant pour titre « Histoires de bêtes féroces ». Vous y retrouverez trois nouvelles INÉDITES du collectif des Fossoyeurs de Rêves :
- « Lupus in the sky destroy » par John STEELWOOD page 3
- « Le sang des aïeux » par Romain BILLOT page23
- « La malédiction d’Onkango » par Gaëlle DUPILLE page 31
Ce n'est pas beau, tout ça ? Alors, voilà, l'ebook est à télécharger ici. Et bonne lecture !




Je peux également vous annoncer l'AT pour le prochain numéro de l'Imaginarius, il concerne les vampires. Cette fois, pas question que j'y coupe ! ^^
Il s'agit donc de rédiger  une nouvelle comprenant de 8 à 30 pages, texte justifié avec interligne 1.5, police de caractères 12, Times New Roman, sous format Word uniquement. A vous de laisser vagabonder votre imagination sur ce thème, toutes les folies sont permises, du moment que l'orthographe et la langue française sont respectées ! Néanmoins, l'humour noir est vivement encouragé pour cet AT. Et si le nombre de bons textes le permet, l'AT donnera lieu à l'édition d'un ebook gratuit qui s'intitulera tout simplement... "Histoires de vampires". Envoyez vos textes avant le 15 mars 2013 à l'adresse habituelle du mag : lepetitjournaldufantastique@gmail.com.

Je profite de l'occasion pour vous montrer également la bande- annonce de l'Imaginarius ! :)




Pour finir, voici l'interview (réalisée  par Gaëlle) parue dans ce numéro 4 :


1- « Lune Bleue », dont tu es l’auteur aux côtés de Mestr Tom (aux Editions La Porte Littéraire) est sorti il y a quelques semaines. Est-ce la première fois que tu écris un roman avec un autre auteur ? Quel en est le sujet ?

Oui, « Lune Bleue » est sorti fin novembre 2012, c’est encore frais. (rires) Et en effet, c’était la première fois que j’écrivais un livre avec un autre auteur. D’habitude, je suis dans mon univers personnel, dont je maîtrise les règles et les codes, et là, je me suis glissée dans l’univers d’un autre. De plus, il s’agissait de passer d’un conte, celui de Mestr Tom, à un roman, le mien, et ce sont deux façons très différentes de raconter les choses. Cela m’a sérieusement changée de mes habitudes, mais c’est justement cela qui a rendu l’expérience enrichissante. Faire sien l’univers d’un autre pour le réinterpréter à sa façon et y apporter sa propre contribution, c’est passionnant !
Pour résumer très brièvement le sujet du livre, il s’agit d’un roman vampirique pour la jeunesse, situé dans l’univers fantasy d’Orobolan créé par Mestr Tom. Or, ce n’est pas commun de mêler la fantasy et les vampires, c’est ce qui rend ce roman différent. En fait, le clan de Gaskell, un des clans qui peuplent Orobolan, est maudit suite à un meurtre affreux et voué à la nuit. Il devient donc un clan de vampires. On l’appelle alors le Clan de la Lune Bleue, et son histoire est retracée sur une durée de plus de six mille ans, à travers les yeux et la vie de sept personnages, dont les destins se croisent à sept époques différentes. Parmi eux, on trouve un guerrier, un prince, un voleur, une chanteuse, un simple d’esprit, un musicien, etc… et autour d’eux, gravitent d’autres personnages, un savant, un diplomate, un mage… et finalement, c’est tout le peuple de Gaskell qui s’anime. Et puis, vers la fin, vient un personnage inattendu, mais là, je n’en dirai pas plus. (sourire) Au final, à travers le roman, on suit le clan de la Lune Bleue de sa déchéance à sa rédemption. Mais ça ne va pas être évident d’arriver jusque-là et le clan va traverser de multiples épreuves.
A cela, j’ajoute que le roman est illustré de dessins monochromes, réalisés par Calcines (sauf pour la couverture). Je n’ai pas participé au choix des illustrations, c’est l’éditeur qui s’en est chargé, mais j’ai vraiment aimé le travail réalisé par l’artiste et découvrir les visages des personnages que j’avais mis en scène. Cela a un côté magique.

2- Il s’agit d’un roman plutôt destiné aux jeunes lecteurs. Est-ce qu’écrire pour un public jeune est une première pour toi ? Est-ce que cela t’a semblé plus ou moins compliqué que d’écrire pour des lecteurs adultes ?

Oui, effectivement, en ce qui me concerne, c’était une première, en tout cas pour un livre publié. Voilà plusieurs années, j’ai écrit deux romans jeunesse, mais je ne les ai jamais « peaufinés », ils sont restés à l’état de projets, rangés dans un tiroir et personne ne les a jamais lus, donc on va dire que ça ne compte pas. (rires)
Honnêtement, non, ça ne m’a pas paru plus difficile d’écrire pour un jeune lectorat que pour des adultes, et j’avoue que je ne me suis imposé aucune limite. Je ne me suis rien interdit et j’ai suivi le fil de l’histoire, c’est tout. Ça m’a donné envie de me replonger dans mes projets personnels de romans jeunesse, mais je n’ai pas encore le temps de m’y consacrer, parce que j’ai d’autres choses qui passent en priorité…
Ceci dit, j’espère bien écrire à nouveau pour la jeunesse dans un futur proche, malgré tout ! Peut-être dès cette année 2013, on verra. (sourire)

3- Est-ce que cela a été compliqué (un défi ?) d’écrire une histoire avec un autre auteur, et surtout de devoir l’insérer dans la saga créée par Mestr Tom à laquelle elle appartient (la Saga d’Orobolan) ?

Oui, au départ, c’était vraiment un défi pour moi, et c’est d’ailleurs ce qui m’a fait accepter la proposition de Mestr Tom, parce que cela me faisait sortir du cadre habituel où je me trouvais et que j’aimais cette idée de changement et de dépassement. J’ai quitté les sentiers que je connaissais, je me suis remise en question. Et ça m’a fait un bien fou, j’ai trouvé cela très stimulant et très rafraîchissant. De plus, il y a beaucoup de personnages dans ce roman, parce qu’autour des sept personnages principaux sur lesquels on se penche dans le roman, beaucoup d’autres interviennent, comme je le disais tout à l’heure.
La saga d’Orobolan est immense, elle s’étend sur des millénaires et raconte l’histoire de plusieurs peuples, dans un monde complexe et sur quatre continents. Cet univers fantasy, imaginé par Mestr Tom dès 2002, a d’ailleurs donné corps à deux cycles de romans indépendants, c’est vous dire l’ampleur de la saga. Les quatre premiers récits, racontés par Mestr Tom lui-même, constituent « Le Cycle des Gardiens ». Mon roman, lui, appartient à un autre cycle, « Voyages en Orobolan », pour lequel Mestr Tom travaille sur chaque roman avec différents auteurs. Avant moi, il y a ainsi eu Richard Mesplède, pour le livre « Sourtha ». Et il faut noter que chaque livre est indépendant.
Cependant, je ne connaissais pas tout ça quand j’ai commencé et je me suis donc retrouvée plongée au cœur de cet univers d’un seul coup. J’ai dû en comprendre les règles, identifier chaque personnage, le rattacher à l’histoire générale, le placer dans le temps… Mais une fois prises mes marques dans le monde d’Orobolan, mon travail m’a semblé aussi naturel que lorsque j’écris seule.
Il faut dire qu’avec Mestr Tom, nous avons rapidement trouvé la façon de faire qui nous convenait, et je dois dire que, dès lors, je n’ai pas éprouvé de difficultés particulières. C’était très intéressant, au contraire, et j’ai franchement aimé cette plongée dans l’univers d’un autre. Je suis prête à recommencer !

4- Quels sont tes projets pour 2013 ? A quand la suite de « La Stratégie des Ténèbres » (paru aux Editions Nergäl) ?

J’ai beaucoup de choses prévues, cette année, peut-être trop. (rires) Il faut dire qu’en 2012, j’ai été approchée pour plusieurs projets littéraires en collaboration avec d’autres auteurs, et ces aventures artistiques m’ont paru tellement intéressantes que je n’ai pas voulu passer à côté. Je les ai prises comme des cadeaux du ciel et je me suis engagée avec enthousiasme. Tout cela devrait se concrétiser cette année.
Du coup, je me retrouve avec énormément de travail à fournir. C’est génial, mais c’est aussi ce qui fait que, indépendamment du fait que c’est mon éditeur qui me la donnera en temps voulu, je ne peux pas parler d’une date précise pour la sortie du roman « Les Origines du Mal », qui fait suite à « La Stratégie des Ténèbres ». Ça m’est actuellement impossible. Je sais que le premier tome de la série « Ryan Blake » est sorti fin mai 2012 et que beaucoup de lecteurs s’impatientent déjà et veulent connaître la suite, mais ce sont des livres plutôt longs (entre 500 et 600 pages) et je dois avouer que ça ne s’écrit pas en un jour, surtout que je ne suis pas de ces auteurs qui écrivent vite, je l’avoue. J’ai besoin de temps pour bien faire les choses et je ne veux pas offrir à mes lecteurs un travail bâclé, dont je ne serais pas contente moi-même, simplement pour tenir un délai précis et l’obligation de « sortir » un roman tous les ans. Pour moi, ce serait me moquer d’eux, leur manquer de respect. Je ne fonctionne pas comme ça, et d’ailleurs si je le faisais, tout le monde serait déçu. Lorsque la suite paraîtra, je veux pouvoir en être fière et je ne soumettrai pas mon manuscrit aux corrections tant que j’estimerai qu’il n’est pas « fini », au sens où je l’entends. Il n’y a qu’ainsi que je pourrai en être satisfaite et il n’y a qu’ainsi que les lecteurs l’apprécieront aussi. Je ne crois pas qu’ils aimeraient un second tome qui serait qualitativement inférieur au premier, parce que j’aurais écrit dans la précipitation et que j’aurais fait n’importe quoi.
Néanmoins, je rassure tout le monde immédiatement : je continue à travailler d’arrache-pied à l’écriture des récits de Ryan Blake ! (rires) Jusqu’ici, je travaillais en parallèle sur les tomes 2 et 3, mais maintenant que les deux histoires ont une structure solide, je vais pouvoir me concentrer uniquement sur le tome 2. Et j’ai encore des idées (scrupuleusement notées) pour au moins cinq ou six autres tomes par la suite, ce qui ferait huit ou neuf au total… Parfois, je me dis d’ailleurs que je suis dingue de m’être lancée là-dedans ! (rires) Mais en fait, je n’ai jamais eu l’intention de m’arrêter à une trilogie, parce que j’ai vraiment beaucoup de choses à raconter avec Ryan et tous les personnages qui gravitent autour de lui. Et à chaque fois, j’écris une aventure complète. Elles sont toutes reliées les unes aux autres, mais elles sont relativement indépendantes. J’ai déjà l’idée du roman qui clôturera la série, je sais comment je vais boucler la boucle. D’ici là, il va se passer beaucoup de choses, et on va aussi remonter dans le temps, dans le passé de Ryan. Les lecteurs sont loin de connaître la vérité à son sujet et, comme Theyla, il cache bien des secrets. Lui-même n’est pas encore au courant de tout ! (rires) On va également s’intéresser à des personnages que l’on n’avait fait que croiser rapidement dans le tome 1. Et puis, il plane toujours la menace du Centre, il n’en a pas fini avec Ryan et ses amis. Et il ne faut pas non plus oublier le Vatican et sa horde de Conseillers qui ne sont pas toujours très clairs. Bref, il y a vraiment beaucoup à faire !
À côté de ces romans, je travaille aussi sur un recueil de nouvelles, qui est pratiquement terminé et qui, je l’espère, trouvera un éditeur cette année. Je suis aussi en train d’écrire un roman YA, mêlant romance et magie, et qui a pour sujet principal une jeune sorcière. Et puis, je n’oublie pas mon roman fantasy pour la jeunesse, sur lequel je travaille depuis un bout de temps, déjà. Et j’ai encore d’autres projets, comme cette histoire illustrée pour enfants, un projet qui serait à nouveau un travail à quatre mains, d’ailleurs, à croire que j’y ai vraiment pris goût ! (rires) Ce que tendrait à le prouver un autre de mes projets, celui d’une bande dessinée, en collaboration avec une illustratrice que j’aime beaucoup, mais vu que cela n’est pas encore concret, je préfère ne pas trop en dire.
En dehors de ça, j’aurais vraiment aimé participer à des appels à textes, mais je n’ai même pas le temps… J’ai plus de projets et d’envies que de temps pour les mener à bien. (rires) Je disais dans une autre interview, voilà un an ou deux, que j’avais envie de me frotter à d’autres exercices de style, des choses que je n’avais jamais faites. C’est ce qui se passe actuellement, et j’en suis ravie. J’aime le fait d’évoluer, de bouger, d’expérimenter, de ne pas rester figée dans un carcan. Je suis très touche-à-tout, je ne m’interdis rien a priori, et surtout pas de passer à côté d’une belle aventure. Du coup, je suis mon chemin, à mon rythme, je fais mes expériences, et on verra où ça me mènera. Je suis encore loin d’être allée au bout de mes possibilités, il me reste beaucoup à découvrir et à faire, et je me rends compte qu’on en apprend tous les jours, ce qui est très excitant. Et puisque j’ai la chance phénoménale de faire quelque chose que j’aime, que demander de plus ?

Merci à Gaëlle Dupille pour m’avoir proposé cette interview… et merci à mes lecteurs pour leur soutien. Sans eux, je n’en serais pas là aujourd’hui.

Photo (c) Sklaerenn Baron

Pour rappel, voici aussi mes articles dans le numéro de 3 de l'Imaginarius (spécial Halloween) : 
Fêter Halloween : céder au mouvement consumériste ou retrouver ses racines ? (in : Les enquêtes de l'Imaginarius) : http://limaginarius.wifeo.com/les-enquetes-de-limaginarius-octobre-2012.php
- interviews d'Oxanna Hope et Vanessa Mars (in :Portraits d'auteurs) : http://limaginarius.wifeo.com/portraits-dauteurs-octobre-2012.php
Recettes pour célébrer Halloween/Samhain avec un cœur d’enfant (in : Etranges cuisines) : http://limaginarius.wifeo.com/etranges-cuisines-octobre-2012.php